Certains mystères de l’humanité sont sous nos yeux, mais ils restent muets … Et si bon nombres d’explorateurs et spécialistes se sont penchés sur les secrets de civilisations ancestrales, il en reste qui résistent à la curiosité de l’Homme. Voici cinq témoignages de civilisations qui défient notre savoir.

 

• L’Atlantide Japonais

Structure sous-marine de Yonaguni

La structure sous-marine de Yonaguni.

Ces vestiges abyssaux se trouvant dans les eaux claires de l’archipel japonais Ryūkyū ont été découverts en 1985 par Kihachiro Aratake, organisateur de plongées touristiques. Après avoir entendu parler de légendes évoquant un palais englouti, il décide de se rendre en repérage dans les fonds de la pointe d’Arakawa, et y découvre la présence d’une structure sous-marine chimérique. La communauté scientifique s’empare de l’affaire, jusqu’à ce que le professeur Kimura, éminent géologue, affirme publiquement que ces ruines « ont été bâties par l’Homme » ; les murets en pierre, les escaliers ou la présence de routes laissent bel et bien paraître les sillages d’une civilisation ancestrale.

Pourtant, l’origine de ce temple immergé reste assujettie aux débats et controverses, certains affirmant qu’il s’agit d’une construction naturelle et s’opposant à ceux qui soutiennent que ce tombeau sous-marin soit le fruit de la main de l’Homme. Les recherches ont conclu que la naissance de cette forteresse obscure remonte à plus de 5000 années.

Dans tous les cas, et quoiqu’en disent les opinions déniant l’implication humaine, les découvertes de fossiles de cerfs, d’outils et de gravures sur quelques pierres laissent toutefois imaginer la présence d’une immémoriale civilisation, dont les seuls restes sont aujourd’hui submergés.

• La civilisation secrète de l’île de Pâques

Les famaux Moaï de l'île de Pâques.

Les famaux Moaï de l’île de Pâques.

Officiellement découverte le jour de Pâques 1722, cette île perdue au milieu de l’océan Pacifique est particulièrement connue pour ses moaïs, statues de pierre au visage déformé qui semblent garder l’île. Les origines de sa populations sont mal définies, avec notamment des influences incas, qui auraient pu coloniser l’île et peut-être soumettre une population locale qui serait elle d’origine polynésienne. Quoi qu’il en soit, cette minuscule civilisation commença très tôt à vouer un culte à leurs ancêtres, d’où la construction des énormes sculptures enfouies dans le sol de l’île qui représenteraient les aïeuls des différents clans tribaux.

Cependant, entre le seizième et le dix-septième siècle, de graves crises climatiques, religieuses et sociales déchirent la population pascuane qui cesse la construction de statues pour se concentrer sur un nouveau culte, celui du Dieu-Oiseau.

Lorsque les Européens débarquent sur l’île, celle-ci est déjà en proie à de sombres pratiques, comme le cannibalisme qui émaille les violentes tensions entre familles rivales. La colonisation, la mise en esclavage et la déportation vide l’île de ses habitants, détruisant quasiment intégralement cette petite civilisation aux secrets profondément enterrés dans le sol.

• La mystérieuse cité de Mohenjo-Daro

Les ruines du Mohenjo-Daro.

Les ruines du Mohenjo-Daro.

Cette majestueuse cité dont le nom signifie littéralement « le Mont des morts » et se situant dans la vallée de l’Indus,au Pakistan, est un des plus édifiants témoignages d’une civilisation avancée datant de 4500 ans avant notre ère. Si les vestiges de ces lieux ont été épargnés par le temps, leur mystère demeure entier ; les archéologues n’auraient jamais estimé qu’une civilisation aussi avancée technologiquement aurait pu naître en des temps si reculés dans cette région du monde. Ce peuple Indien était évolué à tel point que la plupart des maisons disposaient d’un système d’évacuation d’eau ; quant aux architectures, l’on estime qu’elles résultent d’une urbanisation intelligemment planifiée. Le fait qu’aucun édifice religieux ni aucun palais n’y ait été édifié laisse penser que ce peuple ne connaissait aucune disparité sociale.

L’on ignore aujourd’hui les raisons de la disparition de cette civilisation, qui a emporté avec elle de nombreux secrets, dont celui de son écriture – indéchiffrée à ce jour…

• Les secrets du Grand Zimbabwe

Des forteresses de pierres aux secrets bien gardés.

Des forteresses de pierres aux secrets bien gardés.

Au seizième siècle, des explorateurs portugais décrivent une “extraordinaire forteresse de pierre”, qui n’était qu’un détail d’une gigantesque ville construite entièrement en granit.

L’étrangeté de cette construction, si étonnante dans cette partie alors méconnue de l’Afrique, a souvent été attribuée aux phéniciens du Levant qui se seraient aventurés si loin au sud, à des explorateurs indiens qui auraient fondé une colonie, ou encore à des origines bibliques.
En effet, certains pensent que ces ruines sont celles de la légendaire cité d’Ophir, par laquelle aurait transité l’or des mines du roi Salomon

Aujourd’hui, les experts sont toujours divisés sur les origines de cette ancienne cité. Les recherches archéologiques les plus récentes attribuent sa construction à des peuplades locales, avant que la cité ne soit occupée par le vaste empire Monomotapa, dont les traces écrites ou de traditions orales sont rares et ne permettent pas de confirmer la paternité de la ville de granit. Suite à la colonisation portugaise, cette civilisation basée sur le commerce aurifère s’effondra et fut conquise en 1629, sans avoir livré aux Européens les mystères de la provenance abondante de son or…

• La disparation inexpliquée des Mycéniens

Masque funéraire Mycénien recouvert de feuille d'or.

Masque funéraire Mycénien recouvert de feuille d’or.

La Grèce antique est souvent considérée comme le foyer de la civilisation européenne. Bien avant l’Athènes de Périclès ou la Sparte de la guerre du Péloponnèse, la Grèce fut pourtant un lieu abritant une civilisation mystérieuse qui s’effondra brutalement aux alentours du 1300 avant notre ère.

Basée sur une administration solide, un système d’écritures avancé ainsi qu’une culture de la guerre importante, la civilisation mycénienne a connu une grande expansion depuis l’île de Crète jusqu’en Grèce continentale ou encore Chypre. Cependant, ce peuple riche et brillant connu à la fin de son existence des tensions internes importantes couplées à des mouvements de populations venues des Balkans, du Proche-Orient voire de l’Egypte.

La Grèce connait alors la période des “Siècles obscurs“. En effet, l’écriture disparaît pour ne réapparaître que plusieurs siècles plus tard, tandis que le traitement réservé aux défunts change : l’on commence à systématiquement brûler les cadavres, alors qu’ils étaient auparavant enterrés. Ce brusque changement peut laisser penser à la propagation de maladies qui ont décimé le peuple mycénien, ou peut-être pire encore…

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